INTERVIEW x MOMY Paris.

La tête recouverte d’un chapeau, digne du dernier Indiana Jones. C’est un jeune créateur, talentueux et mystérieux à la fois qui s’est présenté dans nos locaux. Entrevue sans bling-bling avec Mister Black & White.

Pouvez-TU présenter ?

Je m’appelle Djibril CAMARA, co-fondateur de la marque MOMY Paris.


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Quelle est l’origine de ta passion pour la mode ?

La mode a toujours été près de moi. En résidant à Villiers le Bel, la concordance des couleurs et des formes étaient au centre de mes choix vestimentaires. Avec le temps, cette passion d’apporter sa petite patte s’est accentuée.

Quels sont les avantages du métier de styliste ?

L’avantage ? Lorsque tu es ton propre styliste, tu ne paies pas un styliste, quelqu’un pour créer les vêtements de ta marque.. Et surtout, tu fais ce qui te plaît.

Quelle est ta vision du stylisme aujourd’hui ?

C’est du tout et n’importe quoi, l’important, c’est juste d’y croire. J’ai ma propre vision de la mode et je le fais à ma manière. Il faut être sûr de soi tout en sachant défendre ton look et tes créations. Surtout être cohérent dans ce que tu proposes.

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Un homme qui t’a marqué dans ta carrière ?

Mon père avait toujours son chapeau sur la tête, j’me disais « Toi, t’es stylé papa ! ». Aujourd’hui, je porte moi même des chapeaux.

Que pensent tes parents de ton choix ?

Comme tous parents, ils veulent voir leur gamin s’épanouir professionnellement et sûrement pas dans des affaires sombres. Il faut savoir également les rassurer car ils ne connaissent pas le monde de la mode. C’est avec les résultats qu’on réussit à les rassurer (rires).

Que signifie MOMY ?

C’est un concentré de tout ce qui touche à la féminité. J’ai voulu rendre hommage à la femme, dans un premier temps à ma mère. En anglais comme dans les langues africaines, le terme maman se prononce « mom ». En ningala, on dit « momy » qui désigne elle, la copine. En somme, j’ai mis la femme et la mère à l’honneur.

Paris ? Afin de bénéficier d’un rayonnement international car Paris reste la capitale de la mode.

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Pourquoi avoir choisi un style plutôt sombre ?

Cela fait partie de ma personnalité tout simplement, c’est quelque chose que j’avais envie de montrer : j’ai une personnalité plutôt lisse, sombre je ne sais pas mais j’aime les couleurs noires et blanches.

Ton travail te prend-il beaucoup de temps ?

Quand on est passionné par un rêve, on ne compte pas le temps. Quand tu aimes, tu ne fais pas attention au temps. Si ton corps ne te stoppe pas, tu deviens INARRÊTABLE (rires).

Quelles sont les difficultés liées au milieu de la mode ?

C’est les gens, les parasites. Quand t’es déterminé et passionné, tu résistes à cela mais il faut être armé d’un bon mental. On va essayer de saper ton moral, de toucher ton estime. Si tu es faible alors tu prendras en compte ces opinions et tu renonceras à ton rêve. C’est toi le moteur donc faut tracer sa route.

Quel est le plus beau souvenir de ta carrière ?

Pour l’instant, je n’en ai pas : le meilleur reste à venir, comme on dit. N’ayant pas encore atteint mes objectifs, je n’ai que des kiffes mais pas de beaux souvenirs en particulier. Pour le moment, rien ne m’a marqué.

Ton avis sur la banlieue ?

Pour moi, la banlieue est un vivier d’artistes mais également une source d’inspiration : lorsque tu es baigné dedans, tu sais d’où tu viens, qu’il faut récolter de cette école de la vie. Selon moi, tous les champions, les artistes sortent de la banlieue.

Quelles consignes pourrait-tu donner à ces jeunes de banlieue ?

Il faut s’accrocher, y croire tout en étant passionné. Tant qu’on y croit, il n’y a pas de soucis cependant la patience et le travail restent des facteurs essentiels. Sans ce moteur, vous risquez de lâcher l’affaire rapidement.

Et enfin comment te verrais-tu dans dix ans ?

Continuer de travailler encore “Inchallah” faire ce que j’aime, mettre ma famille à l’abri du besoin. Mais également continuer de participer à des interviews de jeunes motivés comme vous qui s’intéressent à mon travail, à mon univers.


Retrouvez la collection de la marque Momy Paris sur le site http://www.momyparis.com


Une question, un mot. 


 

Un plat ? 

Le tiep bou dien

Un film ? 

Scarface

Un album ? 

Ärsenik – Quelques gouttes suffisent …

Un rêve ? 

Magicien

Un personnage historique ? 

Sangoku

Un dessin animé ? 

Dragon Ball Z

Une qualité ? 

Humble

Un défaut ? 

Acharné

Une paire de baskets ? 

Adidas Stan Smith

Une phobie ? 

Je n’ai pas de phobie (rires)

Un objet ? 

Mon téléphone

Un livre ? 

Le Coran

Un dernier mot ? 

Gardez la pêche !