Trophées de l’économie sociale et solidaire – Roissy Pays de France

Récemment, nous avons reçu le prix coup de coeur pour les trophées de l’économie et sociale solidaire . Nous remercions la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France pour la considération et l’encouragement de nos actions 💪🏻

https://www.facebook.com/urbanstreetreporters/videos/564797677356287/




« DESCENTE DE MOTS » Le morceau qui cicatrise les violences inter-quartiers

« ON A GRANDI ENSEMBLE, ON S’ENTRETUE, ON SE TROMPE D’ADVERSAIRE »  SANSAN


Pourquoi s’entretuer alors qu’on est de la même ville ? On y gagne quoi ?
À l’ancienne, on ne faisait aucune différence, on était tous mélangé dans les écoles, au centre social, au terrain… Les histoires de quartiers ? C’était tellement loin dans nos têtes ! Bah ouais, trop occupés à kiffer notre enfance…
Tous les parents se connaissaient, on formait une famille. À la sortie de l’école, nos Mamas s’asseyaient au parc et parlaient pendant des heures et pendant ce temps, on criait de joie, on courait dans tous les sens, tous nos chicots dehors tellement on s’amusait.
Un p’tit qui traînait solo ? On l’invitait direct à jouer et il devenait notre pote en deux-deux.

 

 

« LES EMBROUILLES C’EST UN MAUVAIS HÉRITAGE » SANSAN

Mais mec, est-ce que t’es conscient qu’aujourd’hui on préfère se tirer dessus comme si notre propre ennemi se trouvait parmi nous ? Qu’il y ait des parents en deuil à cause d’une histoire de « territoire » ?
Ehhh écoute, on a tous grandi dans l’unité, l’entraide et la solidarité, alors pourquoi aujourd’hui ces valeurs fortes n’existent plus entre nous ?

 

« LA CITÉ, LA CITÉ »… JUSQU’À QUAND ?

http://https://www.youtube.com/watch?v=0eoMcOo5BwI

Après les rixes entre bandes rivales survenues il y a quelques mois à Garges-lès-Gonesse (95), Adama CAMARA, 30 ans, plus connu sous le nom de Sansan, rappeur gargeois, au passé amer, alimenté par de nombreuses réflexions, s’est lancé un défi, celui de rassembler tous les artistes des différents coins de la ville dans un morceau : Descente de Mots, un jeu de mots qui fait allusion aux « descentes » qui ont lieu lors d’affrontements, où un groupe de jeunes va en masse dans le quartier « adversaire ».
L’objectif de ce son est de donner le micro aux artistes des différents quartiers de Garges pour qu’ils puissent « s’affronter verbalement », au profit de la paix, et d’éveiller les consciences à travers un rap conscient.
Un combat et un projet également soutenu par notre team : Espoir & Création et Urban Street Reporters.
D’ailleurs, suite à ces événements tragiques qui ont secoué la ville, Kerenn, une jeune gargeoise de 17 ans, a eu l’idée de faire un spot pour cesser ces violences. Une initiative soutenue et validée par toute notre équipe.

 

http://https://www.youtube.com/watch?v=ImXaFM3kKmY

« QUAND LES PAROLES VALENT PLUS QUE LES COUPS… »

Sansan revient de loin… Pris de haine après le décès tragique de son petit frère assassiné en 2011 à Garges, il est incarcéré pour tentative de meurtre. Quarante-huit mois de détention passent jusqu’à sa sortie provisoire, en attente de jugement, en juillet 2018.
Agacé par toutes ces violences, il enchaîne les interviews dont une avec la team USR. Il y évoque l’histoire de son frère, les guerres de quartiers, et n’hésite pas à parler de son histoire pour prouver aux jeunes que, finalement, la violence ne résout rien et qu’il vaut mieux se soutenir plutôt que de se faire la guerre.

 

« EMBROUILLE = PRISON OU LA MORT » SANSAN

 

http://https://www.youtube.com/watch?v=7N35-NLgSFQ

Un lion ne meurt jamais ! Et comme dirait un grand sage de chez nous :
« La prison c’est dur mais la sortie c’est sûr »…
Malheureusement, en décembre dernier, Sansan a été condamné à huit ans de prison pour avoir justifié son acte comme vengeance pour son frère…
Malgré cette condamnation, Adama ne chôme pas. Depuis ses 9m², il continue de charbonner pour aller au bout du projet Descente de Mots, initié lors de ses quatre mois de liberté. Un projet qui a permis à des jeunes gargeois de faire la première du rappeur Fianso, Le Couvre-feu chez OKLM Radio, de nombreuses interviews, et beaucoup de belles choses à venir…

 

 

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Yéléna Mendy – Urban Street Reporters

 

 

 

 

 




Muhammed contre la leucémie

Étudiante à SciencesPo Paris, c’est lors d’un séjour au Caire dans le cadre de ma licence que j’ai rencontré Muhammed et sa famille. Muhammed est un Égyptiende 23 ans qui vit modestement avec son père au Caire. Ce jeune homme d’un tempérament très optimiste, patient, humble et généreux est fraîchement diplômé en ingénierie civile. Néanmoins, il n’a pas encore commencé sa carrière. En effet, les médecins lui ont diagnostiqué une leucémie, nous sommes fin octobre 2018. Avec la crise économique qui sévit dans le pays, son père a vu ses revenus considérablement diminués. Pour permettre de financer un premier traitement par chimiothérapie nous avons donc mis en place une première cagnotte en ligne. Cette dernière a permis de couvrir les frais pour l’ensemble des séances que Muhammed a dû rapidement suivre.

Après la chimiothérapie, la greffe de moelle osseuse

Durant de nombreuses semaines Muhammed se rend quotidiennement dans une clinique du Caire où il est suivi pour des séances de chimiothérapie qui durent près de trois heures. Il se fatigue et les effets secondaires commencent à se faire sentir : vomissement, difficultés à s’alimenter…

Après s’être rendu quotidiennement durant deux mois à la clinique, le médecin qui le suit estime qu’il faut « impérativement qu’il soit opéré dans les plus brefs délais ».

La chimiothérapie a permis de grandement améliorer la situation selon le professionnel de santé. Néanmoins, il poursuit en disant que « pour être tiré d’affaire » on doit lui greffer de la moelle osseuse.

Le corps médical estime que l’opération doit se dérouler dans les semaines qui suivent pour permettre à Muhammed de vivre pleinement sa vie : c’est bien de sa survie dont on parle ici.

Nous sommes en janvier 2019.

Alors que les oncologues lui précisent qu’ils ont les moyens techniques pour opérer – aujourd’hui Muhammed n’a pas les moyens financiers pour concrétiser l’opération.

Cette intervention coûte 13.000 €.

Son père se met alors en tête de faire l’impossible pour sauver son fils. Après avoir déposé un dossier auprès des autorités compétentes le corps médical et la famille trouve un accord : l’opération pourra se faire si 6.000 € sont collectés. Le reste pourra être payé par la suite.

Une cagnotte solidaire face à un combat fédérateur

Comme pour le premier diagnostic avec des amis étudiants à SciencesPo Paris, nous décidons d’agir. Une cagnotte en ligne a été ouverte. Pour autant, il faut communiquer pour impulser un élan de solidarité pour Muhammed.

Nous avons alors monté une vidéo pour raconter son histoire et de parler de la leucémie. En moins d’une semaine, cette vidéo a été visionnée plus de 2000 fois. Elle est hébergée sur une page Facebook que nous avons créée à cet effet. Dans cette même perspective, un compte Twitter a été ouvert dans le but de toucher un maximum de personnes.

Aujourd’hui, nous avons collecté 1.465 €pour Muhammed. En quelques jours d’investissement, nous pouvons dire que c’est une réussite. Mais la dégradation de son état de santé est beaucoup plus rapide que la progression de notre collecte.

Et si chacun s’appropriait le combat de Muhammed ?

Grâce aux réseaux sociaux, il est possible de faire des miracles ! Et si chacun partageait, diffusait son combat ? Notre combat ?

Lutter contre la leucémie est un combat fédérateur… Unissons-nous, participons, ne serait-ce qu’à hauteur de 1 € ! 6000 €, et Muhammed pourra vite se faire opérer !!! La situation est extrêmement urgente !!!!


Facebook : https://www.facebook.com/muhammedcontrelaleucemie/

Twitter: https://twitter.com/MLeucemie   @MLeucemie

Vidéo explicative : https://www.facebook.com/muhammedcontrelaleucemie/videos/315060622457720/?fref=mentions&__xts__[0]=68.ARCMhbs5CXKGZOi6VJD6U4bnPg1HFKA8ZLiBvZqVSx9hlbLrZvAw1kBuEYvTqQibunt5Wr9ScXGOxRgQtNJQKtcDsdntWUNSnQYQaoVPWws-NVoecCbQvdO3M7z1BW1kDllRqQ6RFGUhqSqcmTWb5UB4x9gZP0wdTVP8Qrh1mSkYVnvgiiLZxY7prR8guHmEpB4830OQmEPBsc_KtqXDOIc4XAETy8ikxLokNRgWAoIoysqfgG0hu8MoUToGI_pgZFrLPgssqujzXn3gPuN4zU0DCgjIwdwlnPDThMBAQss1AjkTqyPwnHQUGkNW7PCdbfPSxUB301r6xdfoCV5G0OI&__tn__=K-R

Cagnotte:  https://cagnotte.me/815-muhammed-contre-la-leucemie?fbclid=IwAR21iCQRI4aS0AdFipN44uonm95rLviR8h7XYu9w_EC2tUNP0XVBazNj8rw


Mariam El Ouazani

 




BATTONS – NOUS AUTREMENT

#BattonsNousAutrement

Face aux violences interquartier, les jeunes de #Garges se mobilisent !
Parce que nos quartiers ont du potentiel, il ne faut plus attendre pour se prendre en main.

Comme dirait Adama Camara alias Sansan
« On a grandi ensemble, on s’entretue, on s’fait la guerre. On se trompe d’adversaire. »

Alors Battons – nous, mais battons-nous autrement 💪🏽💪🏽💪🏽

https://www.facebook.com/urbanstreetreporters/videos/517148505440022/




Micro-trottoir #Parcoursup

https://www.facebook.com/urbanstreetreporters/videos/293208458052017/

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Après une émission spéciale et un article détaillé, on continu notre série sur Parcoursup avec ce micro-trottoir. Avec les élèves du collège Henri Matisse (Garges) nous sommes allé à la rencontre des élèves du Lycée Simone de Beauvoir (Garges) et les étudiants de l’Université Paris VIII Vincennes – Saint-Denis. Nous avons recueilli leur avis, témoignages et pistes d’amélioration pour la plateforme post bac.

Ps: ne ratez pas le bonus à la fin 🤣🤣




BIEN S’ORIENTER ET CHOISIR D’ÉTUDIER À L’ÉTRANGER

Poursuivre ses études après l’obtention du bac peut presque relever du parcours du combattant. Beaucoup sous-estiment l’étape, pourtant primordiale, de la prise de décision quant au choix de la future filière et se retrouve alors en difficulté une fois le fameux sésame en poche.
Le risque est alors de se retrouver dans une filière qui ne correspond ni à ses attentes ni à ses ambitions professionnelles.

Cette problématique est courante, mais il existe différents moyens de pallier le manque d’informations rencontrées par les jeunes et le problème sous-jacent dit de désorientation.

1- Comment éviter de se tromper de filière ?

 Après l’obtention du bac, bon nombre de jeunes ne sait toujours pas vers quelle université ou école se diriger.
Certains se retrouvent sur des listes d’attente, d’autres n’auront essuyé que des refus et désespèrent de trouver une école qui les accepte.
Pire encore, beaucoup d’entre eux se dirigeront par défaut vers une formation qui ne correspond pas du tout, ni à leurs attentes, ni à leurs aspirations, entamant ainsi des études pour lesquelles ils ne porteront pas vraiment d’intérêt et qui les mèneront assurément vers un métier non choisi ou désiré, ce qui ne leur permettra pas de s’épanouir professionnellement.
Il existe malheureusement pléthores d’exemples qui vont dans ce sens.

Le résultat de cette désorientation sera alors le suivant : soit exercer toute sa vie un métier qui leur déplaît, soit se former à un nouveau métier à l’âge adulte et de facto, repartir de zéro.

Pour éviter d’arriver à ce résultat il faut, en amont, se poser les bonnes questions.
Si vous savez déjà quel métier vous voulez exercer à l’avenir vous répondrez sans encombre à ces questions.
En revanche, si vous ignorez totalement quel métier est fait pour vous, vous allez devoir faire une introspection et tenter de répondre à davantage de questions :
– Quels sont mes points forts ?
– Quels sont mes points faibles ?
– Où est-ce que j’aimerais être dans 5, 10 ans ?
– Autour de moi, quelqu’un exerce-t-il une profession qui m’attire ou m’inspire ?
– Qu’est ce qui me fait rêver ?
– Qu’est-ce que j’aime/déteste faire ?
– Quel est le point de ma personnalité qui prédomine sur les autres ?
– Quels sont mes défauts ?
– Quelles sont mes qualités ?
– Quel métier je rêve d’exercer ?
– A quoi ressemble le marché de l’emploi actuel ?

Une fois que vous aurez répondu à toutes ces questions, vous y verrez nettement plus clair!
Par ailleurs, cela vous permettra de faire un énorme tri et dégagera normalement une branche de métier (santé, tourisme, communication…) qui correspond à la fois à votrepersonnalité et à vos aspirations cachées. Il ne restera plus qu’à approfondir vos recherches et définir un métier précis parmi la catégorie prédéterminée.

N’hésitez pas à questionner vos proches, ceux qui vous connaissent le mieux, pour en parler.
Cela permettra de dégager des idées auxquelles vous n’auriez sans doute jamais songé !
On ne se connaît pas forcement aussi bien qu’on le pense…

2- ParcourSup, qu’est-ce que c’est ?

En France, ParcourSup, (qui remplace APB, Admission Post Bac), est la nouvelle plateforme nationale d’admission en première année de l’enseignement supérieur.
Les personnes souhaitant accéder aux études supérieures doivent s’y rendre pour déposer leurs vœux de poursuites d’études.

En général, la période où faire sa pré-inscription se situe entre janvier et mars.
Les personnes exemptées de cette démarche sont :
– Les redoublants
– Les candidats soumis à une demande d’admission préalable
– Les candidats à la formation continue

Cette plateforme vous permettra donc de créer votre dossier de préinscription, de trouver des informations sur les différentes formations de l’enseignement supérieur, d’émettre et confirmer vos vœux, de recevoir des propositions et d’y répondre.

La mise en place de ParcourSup continue cependant de soulever un certain nombre d’interrogations car, en effet, dernièrement a été votée une loi dite « orientation et réussite des étudiants » qui constituerait un obstacle aux titulaires d’un bac professionnel pour accéder à l’enseignement supérieur.
Les prérequis ainsi que les nouvelles procédures exigées par la plateforme pourraient affecter les élèves d’origine modeste.

En outre les démarches administratives sont désormais plus nombreuses et il faut dorénavant obtenir l’avis positif de son conseil de classe ainsi qu’une réponse positive de l’université pour pouvoir intégrer cette dernière.

La différence de niveau entre les lycéens issus d’une filière professionnelle et ceux issus d’une filière générale constituera donc un frein à l’inscription des premiers aux universités.
Les chances de départ ne sont donc pas les mêmes pour tous et beaucoup devront renoncer à intégrer une université pour se diriger vers un établissement plus technique.

De nombreux étudiants, révoltés par cette « sélection à l’université », ont fait grève, bloquant l’accès aux campus afin de protester contre le système institué par ParcourSup.

3- Ceux qui souhaitent partir et ceux qui partent réellement

D’après nos recherches seul 3.5% (sur 2.1 millions d’étudiants) des jeunes françaisétudieront, soit durant l’intégralité de leur cursus, soit uniquement pour une partie de leurs études, à l’étranger.
Pourtant 8 étudiants français sur 10 souhaitent partir étudier à l’étranger.

La question est donc de savoir, pourquoi ?

Les raisons sont multifactorielles :

  • La barrière de la langue

Certains bacheliers, malgré une envie très forte de poursuivre leurs études à l’étranger, renonceront à cette ambition parce qu’ils ne maîtrisent pas ou mal la langue du pays. Ils sont souvent mal renseignés et ignorent qu’il existe de plus en plus d’universités à l’étranger qui proposent des cours en français ou en anglais.
Ainsi l’apprentissage et l’admission d’un étudiant français peut se faire bien plus aisément.

  • Le coût de la formation

Autre frein au départ, et pas des moindres, le coût. Personne n’ignore qu’un départ à l’étranger occasionne un certain nombre de frais. Souvent les candidats au départ sont mal informés sur les aides possibles et préfèrent abandonner leur projet.
Or il existe des bourses et même des subventions délivrées par quelques organismes publics.

  • La peur de quitter son environnement

La plupart du temps il s’agit d’un premier départ pour le jeune, de la toute première fois où il quitte son nid douillet, entouré de ses parents, ses ami(e)s…
A 18 ou 19 ans il n’est pas incompréhensible d’imaginer qu’il peut être difficile pour un jeune de cet âge de sortir de sa zone de confort pour affronter un monde qui lui est totalement inconnu.
La peur de changer d’environnement de vie, de se retrouver seul, peut parfois suffire à démotiver le candidat et le faire renoncer à ce projet.
Il faut savoir qu’il existe des plateformes qui mettent en relation les jeunes français étudiant à l’étranger, leur permettant de nouer des contacts, de s’installer ensemble en colocation ou simplement de poser des questions dont les réponses pourront servir à rassurer.

En conclusion, il serait bien dommage de passer à côté de l’expérience à l’étranger, par peur de l’inconnu ou pour les autres raisons citées plus haut.
Il faut rappeler l’importance de faire le bon choix de filière dès le départ. Prendre un temps pour analyser ses propres désirs, s’écouter, demander conseils à ses proches et étudier le marché de l’emploi sont des démarches absolument nécessaires pour choisir le bon cursus, celui qui vous donnera envie d’aller au bout de vos études et qui vous permettra d’accéder au métier dont vous rêvez.

Le parcours peut être fastidieux mais le meilleur reste à venir.
Si vous atteignez votre objectif vous en ressortirez grandi et accompli.

Et n’oubliez pas, comme le disait Confucius :
« Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie »


Fatine El Asri

Auteure





USR x HIND AYADI, 10 ans après, on fait le bilan #Entretien

Comme vous le savez, en 2018, notre association Espoir et Creation a fêté ses 10 ans. Alors avec la fondatrice Hind Ayadi, on a fait le bilan de ces 10 années durant lesquelles les projets se sont enchaînés. Du « Musée éphémère » en 2008 à Urban Street Reporters, en passant par « Arthérapie », Nassourdine a cuisiné celle sans qui Urban Street Reporters n’aurait pas vu le jour. Cette interview était aussi une occasion pour Hind d’évoquer et remercier toutes celles et ceux qui l’ont accompagnée au cours de ces 10 années. Pour mettre en avant nos patrimoines régionaux, nous avons réalisé cet entretien dans le magnifique parc de la Courneuve 🏞.

🎂🎂🎂
Et comme c’est aussi son anniversaire aujourd’hui, toute l’équipe d’Urban Street Reporters souhaite un joyeux anniversaire à Hind Ayadi ❤️.

Ps: la vieillesse c’est dur, mais la sagesse c’est sûr 😌.

https://www.facebook.com/urbanstreetreporters/videos/323933921730388/




« C’est l’histoire de nos vies, notre savoir, notre vécu »

L’espace Lina Ventura de Garges-lès-Gonesse, a accueilli l’expo « Bonne humeur et vitalité« , jeudi 11 octobre après-midi. C’est la concrétisation du projet “Déclic et vitalité”. Un projet qui s’est articulé autour de plusieurs mois d’ateliers photographiques abordant le souvenir, le partage et l’amour. Initié par l’association Des Soins & Des Liens et avec l’Ecole du temps libre, le projet met à l’honneur les seniors de la ville et leur parcours de vie uniques. 

S’aimer soi-même et aimer les autres”  

La vitalité, c’est notre mot préféré”, explique Olivier, chargé d’animer les ateliers, une dizaine en tout. Photographe de métier, il est aussi délégué général au sein de l’association Des Soins & Des Liens qui œuvre depuis 2012 dans toute l’Île-de-France pour “mobiliser et renforcer la vitalité des seniors”. Dans le cadre du projet “Déclic et vitalité”, l’association et les habitués de l’Ecole du temps libre, espace créé par la Mairie et réservé aux retraités, ont travaillé main dans la main.     

Le but c’était de leur permettre de s’exprimer à travers la photo, apporter des photos, prendre des photos ensemble et les exposer. On a travaillé sur la prise de vue, l’apprentissage, le partage, mais aussi, mine de rien, sur l’image de soi.

En quelques mots, au fond il s’agit de “s’aimer soi-même et aimer les autres”. 

 

“Mon grand-père avait flashé sur ma grand-mère” 

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Betty, Aymée, Nadine et près d’une dizaine d’autres seniors ont retracé leurs parcours de vie sur les murs de l’espace Lino Ventura, en photo, avec des poèmes, de petits mots et de grands sourires.  “J’ai appris à faire des photos, à me redécouvrir aussi, je ne savais pas que j’avais des talents artistiques”, raconte Betty, 68 ans, bénévole à l’Ecole du temps libre. Née au Viêtnam d’une mère chinoise et d’un père Eurasien, elle rejoint Marseille avec sa famille à l’âge de 7 ans après la guerre d’Indochine. Un peu plus tard, ils débarquent à Garges.   

C’est l’histoire de nos vies, on vous montre notre savoir, notre vécu. Ici, c’est moi et mes frères et sœurs, c’est l’époque où j’avais commencé à travailler, là j’étais encore un enfant. Et ici, c’est mon grand-père et ma grand-mère.

Ce projet, c’est aussi pour elle une manière d’inviter la jeunesse à rencontrer et à apprendre de leurs ainées, une invitation à créer du lien intergénérationnel. D’ailleurs, Betty compte bien s’atteler à cette tâche. Elle a ce qu’il faut, deux valises pleines d’anciennes photos à la maison et des projets plein la tête.    

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Djenaba Diame

Etudiante de 22 ans en Science politiques à Paris 8, passionnée par la culture urbaine.        _______________________________________________________________________




Surpopulation carcérale : la France dans le box des accusés

On nous l’avait promis : le Plan prison. Emmanuel Macron veut lutter contre la surpopulation carcérale. Avec un taux d’occupation de 118 %, les prisons françaises sont les plus blindées d’Europe. A défaut d’avoir des lits, 1 500 prisonniers dorment sur un matelas, à même le sol.  Conséquences : des conditions de vie dégradantes pour les détenus et des conditions de travail compliquées pour les surveillants, souvent en sous-effectif. Au total, 1,7 milliard d’euros seront réservés à la construction de nouvelles prisons.


Plus de places, moins de détenus

Cédric, ancien détenu, estime avoir eu de la “chance”. Tombé la première fois en 2008 pour trafic de stup, le jeune homme du 77 a écopé d’une peine de 6 mois et demie à Fleury Merogis. “ Il y a des personnes pour qui c’était plus chaud, y a des triplettes (cellule de 3 détenus), des doublettes (2). Moi, j’étais dans un 9m carré avec un codétenu. C’était pas le grand luxe, mais on arrivait à gérer.”

Cet été, la France a battu un nouveau record, avec 71 000 détenus. Dans le cadre du plan prison, la Ministre de la justice Nicole Belloubet promet 7 000 nouvelles places de prison dont 2000 en structures d’accompagnements vers la sortie (SAS) d’ici 2022. A côté, on nous promet 8 000 prisonniers en moins. Les petites peines, comme celle de Cédric, seront remplacées par des alternatives, comme la détention électronique ou le Travail d’intérêt général (TIG). En revanche, au-delà d’une peine supérieure à un an, c’est la case prison sans ménagement.

“Ces 6 mois ont rien changé pour moi”. Quand il est entré en prison, Cédric était en formation cuisine au lycée. “Je suis sortie une semaine avant l’examen final et je l’ai obtenu avec mention.” Aujourd’hui, à 28 ans, il est second de cuisine.

Des clopinettes

Malgré des tensions fréquentes entre détenus et matons, Cédric avoue : c’est pas toujours simple pour eux non plus. “ Il y en a des corrects, d’autres qui ne le sont pas. Mais la dernière fois, ils étaient deux pour faire sortir 40 d’entre nous en promenade, si ça pète, ils font comment ?”. Côté surveillants, le Plan prison prévoit 10 000 nouveaux postes et 1500 postes de conseillers d’insertion et de probation pour faciliter la réinsertion des prisonniers à leur sortie.

En taule, en plus des mauvaises conditions, il y a l’ennui. “Tu fous rien. Tu regardes la télé, tu dors toute la journée, et y a ceux qui bédavent encore et encore.” L’Etat souhaite aussi renforcer l’accès au travail en prison. Dès le mois d’octobre, une agence du travail en détention (agence de travail d’intérêt général et du travail pénitentiaire) ouvrira ses portes. Les prisons qui verront le jour prochainement seront dotées de “lieux pour la formation et le travail”. Mais les contours de cette mesure restent encore flous.

Taffer en prison, Cédric n’est pas contre, “à condition d’être payé décemment, parce que c’est de l’exploitation là.” On n’y est pas encore. En France, le droit du travail en prison est quasi inexistant. On donne aux détenus qui le souhaitent des missions pour faire tourner la prison et parfois des petits emplois en manutention dans des entreprises privées… Tout ça pour des clopinettes. “Y a ceux qui cuisinent, ceux qui nettoient les douches, etc … Ils font ça pour presque rien” se rappelle Cédric.

Jugé non pertinent pour beaucoup, le Plan prison fait l’effet d’un coup de com. Ses mesures passeront devant le Parlement en début octobre… Affaire à suivre.

 

Un sage a dit  » La prison c’est dure, la sortie c’est sûre »

 


Djenaba Diamé

Etudiante de 22 ans en Science politiques à Paris 8, passionnée par la culture urbaine.


 




FACE TO FACE x ALAMI YASSIN

Aujourd’hui c’est la rentrée, donc la fin des vacances 🙁 …Mais pour vous motiver, nous vous proposons de découvrir Alam Yassin.
A 28 ans ce professeur d’histoire-géo nous a parlé de son parcours assez compliqué. Il nous a également donné sa vision actuelle de l’Education nationale, notamment la récente Loi Vidal. Le Franco-Marocain est également très engagé, notament au sein d’un collectif syndical qui est le Front de Mères.
 
Bref, comme Yassin, tu es le seul maitre de ton destin, alors ne te décourages pas pour cette nouvelle année qui commence. Et n’oublies pas d’où tu viens pour savoir où tu vas.