ACCUEIL DES POMPIERS LORS DES PÉRIODES DE FESTIVITÉS x CAPITAINE GRIFFIER

« On est là pour vous, il faut que vous en ayez conscience, on est là pour tout le monde » 
Le capitaine Griffier nous parle de certaines difficultés rencontrées par les pompiers lors des périodes de festivités dont les soirs du 13-14 juillet !

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COMMENT DEVENIR POMPIER ? x CAPITAINE GRIFFIER

Devenir pompier 👨🏼‍🚒: volontaire ou professionnel 🤔comment ça se passe ? Le capitaine Griffier nous dit tout !

 

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Un après midi chez Europa City

Urban Street Reporters était dans les locaux d’EuropaCity pour rencontrer ceux qui oeuvrent au quotidien pour la réalisation de ce grand projet d’envergure. À notre grande surprise, nous avons trouvé sur place une équipe jeune mais aussi très riche en diversité avec plusieurs nationalités, dont certains sont issus de notre territoire (Roissy Pays de France). Bref on vous laisse les découvrir en images👇🏽👇🏽👇🏽

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Mais que fait Macron pour la banlieue ?

Depuis sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron est devenu président de la République. Ça tout le monde le subit, mais qu’a t-il prévu de faire pour les quartiers populaires ? C’est cette question, celle de la banlieue, des quartiers populaires qui va nous intéresser. Derrière ses promesses de campagne, il y a leurs applications, alors où en est-on ? Comment Macron va t-il s’occuper du problème des inégalités ? Une inégalité à la fois économique mais aussi raciale. Cette question est fondamentale quand nous vivons dans les quartiers populaires car les classes qui y habitent sont principalement des classes ouvrières, des employés, des chômeurs. Au sein de cet article, il s’agira d’éclaircir la position politique de Macron, son projet politique, d’énumérer les différentes promesses de campagne ainsi que les mesures en réflexion, appliquées, ou pas encore appliquées. Il s’agira aussi de faire une critique des problèmes que peuvent poser ces mesures.

Crédit: Candice Nedelec

Avant toute chose, il est important d’éclaircir la position de Macron dans l’échiquier politique, beaucoup affirment que ce dernier est un « ultralibéral » et qu’il est de « droite ». Effectivement, entre la Loi du Travail ou son traitement envers les migrants, Macron apparaît comme étant un candidat de droite. Mais n’y a t-il pas des nuances à prendre en compte afin de comprendre le véritable projet qui se profile derrière ? En effet, Macron reçoit des critiques venant de la droite libérale car ce dernier ne touche pas à la retraite et qu’il ne va pas assez loin dans la question des dépenses publiques. Face à ces contradictions, Macron ne peut pas être étiqueté comme étant un « ultralibéral » (néologisme souvent utilisé pour désigner l’application « agressive » d’une politique libérale). Macron est un « social-libéral » (d’ou le fait qu’il insiste sur son appartenance gauche/droite), le « social liberalism » est une doctrine qui tente de concilier la notion de liberté et d’égalité, en vogue aux Etats-Unis, il a été très peu présent en France. Le projet derrière le social-libéralisme est de fonder un système éducatif efficace, un système de santé ouvert à tous, et de rendre flexible les emplois (on remarquera que les mesures actuelles de Macron vont pleinement dans ce sens). Outre cela, il y a aussi l’uberisation de la société que Macron soutient et évidemment la création des startups. Le projet social-libéral de Macron s’articule autour de l’économie collaborative. L’économie collaborative est un modèle social-libéral fondant des liens économiques entre les citoyens via des plateformes de partage de bien ou de service. C’est le modèle d’Uber, d’Airbnb, de Blablacar et d’autres startups. Cette économie de la startup est le coeur du projet de Macron d’où le fait que ce dernier considère le revenu universel comme étant une « idée à creuser« , pourquoi ? Car le revenu universel est un moyen pour que les individus puissent créer une startup en prenant le moins de prise de risque possible. Ou encore qu’il a supprimé le RSI (Régime Social des Indépendants) pour créer la sécurité sociale des indépendants. En bref, il est important d’approfondir sur la position et le projet de Macron afin de comprendre ce qu’il va faire pour les quartiers populaires.

Le premier fait notable dans le projet politique d’Emmanuel Macron vis-à-vis des banlieues se trouve dans son discours où il déclare qu’il est candidat à la présidentielle. Ce discours est fort puisqu’il est prononcé en Seine Saint-Denis à Bobigny. Outre le discours évident sur la mondialisation, le terrorisme, le chômage, la sécurité et le champ lexical utilisé : projet, jeune, travail, réussir. Il va dire une phrase forte sur les jeunes des quartiers populaires : « Il n’y a pas de fatalité aujourd’hui à ce qu’un jeune qui vient des quartiers difficiles comme celui où nous nous trouvons ne puisse pas trouver d’emploi et parfois même pas le droit à la formation et le lieu où nous sommes, à ce titre rien d’innocent » (Macron se trouve dans un lieu de formation pour les jeunes apprentis). Puis plus loin, il dit ceci : « […] la France des quartiers a-t-elle besoin de mobilité elle est aujourd’hui assignée à résidence alors qu’elle veut réussir qu’elle veut au fond que nous permettions aux jeunes et moins jeunes d’accéder à l’école, d’accéder à la culture, d’accéder à l’emploi […] ». La politique de Macron va se concentrer sur le cas des banlieues auquel il le sait il y a des inégalités croissantes. Mais comment va t-il s’y prendre ? Et bien Macron en associant l’emploi à la réussite fait rentrer dans son projet la banlieue comme un moyen de création d’une nouvelle élite, de cette jeunesse qui veut travailler, innover, entreprendre. La banlieue ne sera plus délaissée mais divisée entre d’une part les jeunes qui ont délaissé l’école (ceux qui sont « rien ») et ceux qui veulent entreprendre des projets (des « jeunes et dynamiques »).

« Macron jouant au foot avec les jeunes à Sarcelles » Crédit photo : AFP

Emmanuel Macron est allé à la rencontre des jeunes des quartiers populaires pour y faire un foot à Sarcelles. Il va interroger plusieurs acteurs : les jeunes et les responsables associatifs, les parents. Le reste de la foule est composé de journalistes ou d’agents de la sécurité. Une opération de communication qui a eu un large écho. À ce même moment, Marine Le Pen était avec les marins pêcheurs à Grau-Du-Roi dans le Gard. Il dit ceci : « À Sarcelles il y a des gens de toutes nationalités, il y a des gens qui vivent ensemble, Il a des problèmes d’insécurité mais ce n’est pas une ville qui s’embrase. La France ce n’est pas ce visage haineux et rétréci que porte Marine Le Pen ». Macron montre qu’il est le seul candidat à pouvoir faire barrage à Marine Le Pen pouvant mobiliser les quartiers contre celle-ci (importance des quartiers dans la politique de Macron).

Mais pourquoi la jeunesse des banlieues serait réceptive au discours libéral de Macron ? A priori, nous pouvons nous dire que les jeunes sont prolétaires et racisés et qu’ils n’ont pas d’intérêt à aller voter ou soutenir Macron. Et pourtant, il y a bel et bien, aussi étonnant que cela puisse paraître, une jeunesse des quartiers pouvant être réceptive au discours prôné par Emmanuel Macron. Pour y répondre, je vais vous prendre 3 exemples afin d’illustrer cela:

Le premier exemple est plutôt original mais quelque part révélateur d’une problématique bien plus importante. Il y a le cliché assimilant les jeunes arabes et noirs des banlieues à la filière STMG. Nous le voyons dans les réseaux sociaux :

— Le Rat (@Le__Rat) 8 octobre 2015

Le deuxième exemple est celui d’assimiler le jeune arabe ou noir de banlieue à un chauffeur Uber.

(pour des raisons techniques les tweets ne s’affichent pas correctement)

Macron ne se gêne pas à assimiler implicitement les jeunes des banlieues à des trafiquants de drogue auquel Uber leur permet de sortir de cela.

Le concours Startup Banlieue avec l’équipe finaliste de Frédéric Nguyen ayant travaillé sur notre média !

Le troisième exemple que je pourrais donner c’est l’augmentation des initiatives visant à promouvoir la « diversité » dans entrepreneuriat. Il y a l’initiative « Startup Banlieue », « Les Déterminés » de Moussa Camara, le forum « Osons la banlieue » dédié au potentiel économique de la banlieue, Ghett’up qui organise des afterwork.

Ici il n’est pas question de démontrer que ces clichés sont vrais ou faux, si ces clichés sont présents, c’est bien parce qu’ils sont révélateurs d’une surreprésentation d’une population sur une filière ou un travail spécifique. Une filière plus « accessible » (STMG) ou un travail « moins discriminant » (Uber). L’accessibilité et la discrimination sont deux soucis auxquels font face les jeunes de banlieues justement. Nous connaissons tous la conseillère d’orientation qui va nous conseiller une filière plutôt qu’une autre (nous retrouvons ce genre de tweet  ou encore ce tweet) et les problèmes de discrimination dans l’emploi. Par ce biais, Macron va pouvoir affirmer qu’Uber et l’entrepreneuriat répondent à ces besoins se positionnant comme « sauveur ». Mais pour autant, n’est-ce pas le système qui a créé ce besoin chez une partie des jeunes de banlieue ? C’est bien ce système qui crée un lien de dépendance entre l’entrepreneuriat et une partie de la jeunesse des banlieues. Ceci permettant de créer une élite. C’est bien cette création d’une élite qui va tout changer.

Macron est devenu président, il peut passer à l’assaut. Actuellement, le gouvernement planche sur un « Plan Banlieue ». Mais avant de parler de ce projet pour la banlieue, il est utile de faire un bref historique des projets menés par les anciens présidents depuis plus de 4 décennies.

Les grands ensembles de Nanterre

En 1977, le programme « habitat et vie sociale » est lancé par Jacques Barrot ministre du logement créant une police de proximité et se concentrant sur l’aménagement de 53 sites en banlieues. En 1981, il y a la création de la ZEP (Zone à Education Prioritaire) dans le domaine de l’éducation (mesure efficace d’après une étude de Thomas Piketty, auquel le nombre d’élèves par classe a diminué et les résultats scolaires ont augmenté), la ZEP est une première rupture au paradigme de l’égalité républicaine (élément important pour la suite). En 1983, « Banlieue 89 » fait son apparition pour la rénovation des cités. 1996 voit l’arrivée par décret des ZFU (Zone Franche Urbaine) permettant aux entreprises de s’installer et d’avoir des avantages fiscaux (en particulier dans le 93). C’est une première volonté de créer un lien entre la banlieue et le monde entrepreneurial. Depuis 1999, nous avons vu « Rénovation urbaine et de solidarité« , en 2005 « Programme national de rénovation urbaine« , « Espoir Banlieue » sous le quinquennat de Sarkozy et « Emplois Francs » sous Hollande. Ces projets ont eu une efficacité discutable, mitigée, voir absente. Ces projets ne sont pas des projets de rupture, mais seulement une continuité de ce qui se faisait déjà, seulement avec des financements supplémentaires. En constatant cela, on peut se poser légitimement la question de savoir, si le projet de Macron n’est pas un éternel recommencement avec le même paradigme des financements à tout va ? Et pourtant, il y a tout l’air d’y avoir un changement de paradigme.

Un rapport de Jean-Louis Borloo sur les banlieues a été remis à Edouard Philippe le 26 avril compte 19 mesures à destination des jeunes de banlieues. Tout d’abord, nous avons des mesures « normales » qui n’établissent pas une rupture concrète avec ce qui se faisait avant, tel qu’un fond financier d’urgence pour les communes et la création d’institutions culturelles. Des mesures « polémiques » comme le renforcement de la police. Mais parmi toutes les mesures en réflexion sur ce rapport, il se trouve une mesure particulière: création d’une académie des leaders. Cette nouvelle école qui va siéger auprès de l’ENA sera chargée de recruter 500 jeunes par an, sur la base d’un concours très sélectif, et auquel les élèves vont bénéficier de 1700 euros par mois durant 3 ans. Le concours évaluera le QI, la capacité à travailler en groupe, l’ouverture au monde, la capacité digitale. Sans avoir besoin d’un diplôme, pour les jeunes de moins de 30 ans, qui pourront accéder à des emplois importants dans une des trois fonctions publiques.

Logo de la république française

Pourtant cette mesure constitue une rupture avec l’égalité républicaine. En effet, cela rentre en contradiction avec l’article 6 des droits de l’homme sur lequel se fonde la doctrine de l’Universalisme Républicain: « …tous les citoyens (…) sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents… ». Nous sommes face à une mesure de discrimination positive auquel le Conseil Constitutionnel avait auparavant déjà tranché sur la question en 2004. Il est formellement inconstitutionnel d’établir une quelconque discrimination positive basé sur le sexe, la race, la religion. Mais qu’en est-il de discriminer positivement des individus en fonction de l’origine sociale ? Si cette mesure est appliquée, la question fera inévitablement débat ouvrant la porte à la remise en question de l’Universalisme Républicain. Ce modèle d’intégration nationale est une « spécificité française » comme l’explique le chercheur français Louis Georges-Tin dans cette tribune.

La discrimination positive est une solution permettant de répondre aux problèmes de discriminations. La discrimination positive peut se baser sur des facteurs socio-économiques, sur la race, le sexe, la présence d’un handicap ou autres. Il est difficile de connaître exactement quel est l’effet d’une discrimination positive à long terme. Néanmoins, si on s’appuie sur les données statistiques du New York Times, la disparition de la discrimination positive (programme de « l’affirmative action » comprenant d’autres spécificités propres au contexte américain) dans certains Etats a contribué à augmenter les inégalités raciales. Par exemple, en Californie à l’Université de Berkeley nous comptons seulement 11% d’étudiants hispaniques en première année pour 49% des hispaniques en âge d’aller à l’Université. À l’Université du Michigan dans l’Etat portant le même nom, les Noirs représentent 19% des individus en âge d’étudier à l’Université mais ne représentent que 5% des étudiants en première année. Une autre étude conduite par les chercheurs Joao Ramos et Bernard Herskovic démontre que la discrimination positive prenant en compte des facteurs socio-économiques seraient une solution permettant de diminuer les inégalités socio-économiques. La discrimination positive en faveur des revenus les plus bas permettrait une augmentation de la production globale, une augmentation du bien être tout en faisant en sorte que ces effets persistent sur plusieurs générations, le tout en se basant sur plusieurs systèmes éducatifs, aux Etats-Unis comme au delà.

ParcourSup

Pour en revenir à Macron, celui-ci tout en tentant d’ouvrir la porte à la discrimination positive, va augmenter les inégalités entre les élèves des quartiers populaires et ceux n’y habitant pas, dans l’accès à l’Université. Le président a installé une sélection à l’Université basé sur le parcours des élèves par le biais de la plateforme ParcourSup. Or, cette mesure risque d’accroître les inégalités raciales, tout comme c’est le cas aux Etats-Unis. Le journal « Libération » a publié un article alarmant sur le renforcement des inégalités socio-économiques remettant en cause l’efficacité de cette mesure. Nous manquons de diplômés, de financement et le coût des masters en grande école augmente. En s’appuyant sur les données de l’Observatoire des Inégalités , le journal écrit ceci : « 14,6 % des étudiants de licence sont enfants d’employés et 12,7 % enfants d’ouvriers. Ces chiffres tombent respectivement à 9,7 % et 7,8 % en master et à 7 % et 5,2 % en doctorat, alors que ces catégories représentent plus de 50 % de la population active. ». Pour rappel, ParcourSup va jusqu’à demander des CV pour sélectionner un élève. Comment penser que cette mesure démontrerait une quelconque efficacité ? En particulier, pour la jeunesse des quartiers populaires ?

En bref, les mesures de Macron à destination des quartiers populaires risqueraient de diviser la banlieue, accentuant les inégalités entre ceux qui « réussissent » et ceux qui ne sont « rien ». Macron va s’appuyer sur une partie de la jeunesse des banlieues afin de former une élite. La formation d’une élite est un moyen pour l’Etat d’éviter de traiter les problèmes des banlieues en réformant son système et ses institutions. Les nouvelles élites des quartiers populaires seront dès lors chargées de pousser les quartiers vers le haut. D’autre part, le Président va sceller le destin des élèves des quartiers populaires en leur évitant d’accéder à l’Université, le choix sera de travailler avec acharnement pour y trouver une place, réussir à se faire prendre par l’académie des Leaders ou de travailler dans des emplois de service. Enfin, nous pouvons noter que si l’idée de discrimination positive s’applique, la gauche française pourra dès lors reprendre l’idée pour pouvoir la généraliser et inclure le sexe et/ou la race dans différents domaines.




Présentation des projets d’architecture chez Europacity

Urban Street Reporters était au 104 CENTQUATRE pour assister à la soirée de présentation des projets d’architectures sélectionés après un grand concours. Une occasion pour nous d’aller à la rencontre de certains acteurs chez EuropaCity; un grand projet immobilier prévu sur le triangle de Gonesse qui semble encore flou pour beaucoup. Emploi, formation ou encore date d’ouverture, on vous apporte quelques éléments de reponse dans cette petite vidéo 😜.

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Micro-trottoir : #Handicap

Parce que le handicap est une réalité qui est aujourd’hui invisibilise, il est important de sensibiliser de façon regulière sur l’importance que nous y accordons.
Nous avons donc réalisé ce petit micro trottoir en 3 question sur le handicap. on vous laisse voir 👇🏼

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« Histoires de luttes » avec Ballast ! #LutteSociale

Crédit photo : Cyrille Choupas

Urban Street Reporters s’est rendu à l’événement « Histoires de luttes » organisé par la revue Ballast. Cet événement organisé le samedi 7 Avril à La Générale se situant à Paris, a pour but de faire comprendre les enjeux des luttes et de leurs convergences, avec la présence de trois figures importantes des luttes sociales: Assa Traoré (soeur d’Adama Traoré), Anne-Sophie Pelletier (porte-parole des aides-soignantes de l’EHPAD de Foucherans et Laura (cheminote et syndicaliste SUD Rail).

 

Entrée et Accueil du public


Qu’est-ce que Ballast ? 


 

Ballast est un collectif créé en novembre 2014 représentant 50 bénévoles situés partout en France, en Belgique et au Québec. Ballast crée des articles et organise des événements. La revue est disponible au format numérique mais aussi en format papier. Des thèmes traités autour des luttes sociales, autour de l’émancipation, de l’antiracisme à l’anticapitalisme en passant par les combats autour des luttes écologistes et antispécistes.

Revue Ballast, N° 4 en format papier

Nous avons interviewé Maya Mihindou, une bénévole de Ballast qui nous offre ainsi un aperçu de la revue et de son organisation.

Que fais-tu chez Ballast ?

« Je suis un couteau suisse, au sein de la revue : je fais la mise en page des numéros papier, j’écris des articles et réalise des entretiens ou des illustrations. »

Comment Ballast est organisé ?

« Nous sommes une quarantaine de personnes, dispersées un peu partout en France, mais aussi en Belgique… ce qui n’aide pas toujours à organiser des séances de travail collectives ! Il y a donc le travail au quotidien, pour le site, et celui, au long cours, pour la revue en librairie : ce sont deux espaces différents. On se répartit les tâches, parfois en fonction des sensibilités ou des compétences de chacun : il faut relire, corriger, accompagner l’écriture de certains articles, faire des photos, mettre en page… Autant le site permet une certaine immédiateté, même si nous faisons très peu d’actu, autant il nous faut six mois pour réfléchir et concevoir chaque numéro. »

Comment Ballast se positionne politiquement ?

« On est une sorte de petit carrefour éditorial, un lieu où les différents courants de ce qu’on appelle généralement « la gauche radicale » peuvent discuter, échanger, confronter leurs analyses et leurs pratiques. On s’occupe avant tout de ce qui rassemble, dans l’histoire et de nos jours, ces traditions politiques parfois conflictuelles. On laisse aussi la place à différents langages, de la poésie à l’analyse, du reportage à l’entretien. »


 

« Histoires de luttes »

–   Le lieu   – 

Le lieu où se passe l’événement « Histoires de Luttes » est un endroit chargé d’histoire et se nomme « La Générale ». La Générale est un squat artistique situé à Belleville au 11ème arrondissement de Paris. Le lieu a été inoccupé pendant un certain temps avant que des artistes viennent le revisiter. Nous avons passé un moment à visiter ces lieux dans ses moindres recoins et nous vous proposons quelques clichés :

À l’étage :

 

–   Dans les coulisses de l’événement   –

Nous avons rencontré Nicolas, militant autonome et organisateur de l’événement.

Est-ce que tu peux te présenter ?

« Moi je m’appelle Nicolas, je suis ici pour le Collectif Place des Fêtes pour faire à manger tout à l’heure. J’organise des concerts etc. Je connais des gens à Ballast et je leur ai demandé d’organiser des rencontres avec Assa Traoré et ils ont complété avec deux autres luttes pour faire discuter 3 luttes portées par des femmes. »

Qu’est-ce que La Générale ?

« C’est un collectif d’artistes qui a d’abord ouvert un squat à Belleville qui s’appelle La Générale et ils se sont fait virés et ont obtenu un relogement ici. C’était une ancienne usine électrique qui alimentait les métros. C’est très agréable d’organiser des choses ici. Sur le toit, il y a un jardin. »

Jardin bio de la Générale

Pourquoi avoir organisé l’événement ici ?

« J’avais envie de mélanger, de créer des connexions entre le politique et l’artistique en tant que militant autonome et artiste poète programmateur. J’avais envie que des mondes différents se rencontrent. On attend de cette soirée que les gens viennent pour les danseuses, pour écouter Assa ou les cheminots. »

Comment tu définis ton militantisme ?

« Je pense que je suis militant autonome. Mais ça n’a pas grande importance, ce qui compte c’est ce qu’on fait, monter des cantines populaires, avec le Collectif Place des Fêtes on essaye de faire des actions dehors ou des manifs. » 

Le Collectif Place des Fêtes aux fourneaux !


 

L’échange démarre…

Le public prend alors place, nous nous installons également pour assister à la conférence des 3 intervenantes. L’échange est original, en effet, les intervenantes sont assises parmi le public ceci permettant d’avoir une proximité avec ce qu’elles disent. Elles ont parlé toutes les trois à tour de rôle en racontant leurs luttes, à travers 3 actes (La vie d’avant/ L’événement déclencheur/ Les moyens de lutte et le présent). Nous vous proposons un résumé de ce que chacune des intervenantes a dit.

Assa Traoré a présenté sa famille et la réputation de sa famille auprès du voisinage (surnommée « la famille formidable ») et les liens de sa famille avec d’autres. Il y a ensuite la présentation d’Adama et ses frères, ces derniers ont subi beaucoup d’injustices dans leur vie notamment avec la police, mais malgré tout, la famille a toujours su rester debout en se projetant dans des projets d’avenirs.

Assa Traoré raconte « l’autre vie », le jour où son frère Adama mourra. Sa journée commence à 10h00, il subit un contrôle d’identité et subira des violences physiques de la part des gendarmes. En partant se réfugier, les gendarmes vont le retrouver aux alentours de 19h00, ils le plaqueront par l’usage du plaquage ventral, il hurle et ce dernier n’arrivera plus à respirer. À 23h00, la mère apprend sa mort. Les médias et la justice traiteront sa famille comme des délinquants.

Une marche sera organisée en sa mémoire. Une seconde autopsie sera demandée qui mettra en évidence sa mort par asphyxie. Ceci se passe en 3 semaines, les jeunes du quartier accompagnaient des militants et ce sont les premiers à avoir parler d’Adama Traoré. Une lutte de quartier s’est formée autour d’Adama Traoré, des barbecues et des jeux gonflables sont souvent ramenés dans le quartier. Assa Traoré met en évidence un acharnement judiciaire, ses frères sont mis en prison pour des motifs non prouvés. Plus de 25 jeunes du quartier ont été mis en prison suite à une intervention des gendarmes lors d’un rassemblement pacifique de ces jeunes en soutien à Adama Traoré. Il y a 7 procès en attente contre Bagui, Yacouba a un procès pour violence contre la gendarmerie, Youssouf pour trafic de drogue. Afin de soutenir la lutte pour Adama Traoré et les violences policières, une cagnotte est disponible ici, un livre et des t-shirts sont aussi vendus.

Laura, la militante cheminote au syndicat SUD Rail, raconte sa lutte. Elle tient à déconstruire le « cheminot-bashing », le travail de cheminot est difficile car ces derniers travaillent jour et nuit, dans des heures décalées. Cette dernière n’a pas le statut de cheminot puisqu’elle n’est pas française. La SNCF discrimine ses employés, nous avons l’exemple des travailleurs marocains qui ont récemment gagné un procès contre la discrimination. Les agents de nettoyage n’ont pas non plus le droit au statut puisque ces derniers sont employés par des sociétés de sous-traitances. Elle parle aussi de la grève de ces travailleur.se.s du nettoyage qui sont mal considérés et qui ont pu obtenir gain de cause (obtenir 4 euros pour manger notamment). Par ailleurs, Laura nous fait part de cette anecdote :  la mère d’Assa Traoré faisait partie de ces grévistes. Enfin, elle termine par dire : « la lutte ne s’articule pas autour du statut de cheminot mais de la mise à mort du service public ferroviaire. »

Une cagnotte en ligne a permis de récolter plus de 400 000 euros pour la moitié des cheminot.e.s et de se mettre en grève. Vous pouvez les soutenir avec un don en cliquant ici.

Anne-Sophie Pelletier nous parle de sa lutte pour les EHPAD. En effet, dans cet EHPAD (établissement dans lequel les personnes âgées sont médicalisées) à Foucherans, l’équipe de soignantes qui doit s’occuper de ces personnes fait des journées de 11 heures. Tout doit se faire rapidement. Un EHPAD public peut coûter 1 700 euros par mois tandis que les EHPAD privés peuvent coûter jusqu’à 10 000 euros par mois. Les personnes âgées finissent par diviser de l’argent par rapport aux biens vendus (maison, voiture etc.) afin d’éviter que les enfants mettent la main à la poche. L’équipe de soignantes doit réveiller les personnes âgées en 15 minutes, le soir il faut les faire dormir en 3 minutes. Anne-Sophie nous dit que le soin ce n’est pas seulement de la « rentabilité » et de « l’efficacité » mais aussi de l’humain.

Les soignantes se sont alors mises en grève, à l’annonce de cette grève, les cadres ne l’ont pas prise au sérieux. La revendication principale était des personnes supplémentaires pour s’occuper des personnes âgées, les revendications salariales passent après. La grève s’est financée par le biais d’une cagnotte pour financer les 8/10 personnes de l’équipe qui ont fait grève. La grève a été médiatisée et a duré 117 jours. Anne-Sophie termine sur une note de fin heureuse : « la lutte a été victorieuse. »

 

En entracte, la danseuse Marlène Rostaing et la musicienne Leïla Martial nous offrent une performance sur le thème « Se défendre ». Les deux artistes dansent sur un fond sonore reprenant un enregistrement des cris des manifestants.

Pendant la performance



Nous avons pu nous entretenir avec chacune de ces femmes :

Avec Assa Traoré

Crédit : Cyrille Choupas

Peux-tu te présenter ?

« Assa traoré, sœur d’Adama Traoré, tué le 19 juillet 2016. »

Comment la lutte pour Adama s’organise ?

« Aujourd’hui comme je l’ai dit tout à l’heure, l’argent est le nerf du combat, le système va tout payer pour les coupables et les victimes devront payer de soi-même. On a écrit un livre : Lettre à Adama qui coûte 17 euros et qui permet de financer la lutte. De même, nous avons une cagnotte aussi. On demande aussi de lutter par le fait de partager la page Facebook. »

Est-ce qu’il y a eu des avancées ?

« On aura des avancées sur cette lutte, on est presque à 2 ans du procès, aujourd’hui on attend la mise en examen des gendarmes avant l’été. »

Que représente l’Affaire Adama ?

« L’affaire Adama Traoré est représentatif d’un gros mal-être, de cette France qui va très mal, des violences policières et des gendarmes, des discriminations, du racisme. On parle de la convergence des luttes, c’est un système entier qu’il faut renverser par nos luttes. C’est un système qui fait du mal au pays, à la France, à ses citoyens et qui a fait du mal à mon frère. »


Avec Laura

Crédit : Cyrille Choupas

Peux-tu te présenter ?

« Je m’appelle Laura, je suis cheminote, au syndicat SUD Rail. »

Pourquoi es-tu intervenue à l’événement « Histoires de Luttes » ?

« Ça m’a semblé être un proposition intéressante, le format est différent car c’est pas qu’une conférence. On parle de nos expériences en tant que militante sur nos lieux de travail, c’est important de créer des espaces de convergences des luttes. C’est pour ça que j’ai accepté de venir. »

Pourquoi cette lutte tant que cheminote ?

« Avant tout, d’après les médias on se bat pour notre statut, notre privilège alors que ceux qui n’ont pas la nationalité française n’ont pas le statut. À la SNCF, les sous-traitants de la société ONET dans le 93, on les a soutenus. Il ne faut pas niveler par le bas. On se bat pour le service public, la non-maintenance des transports, l’augmentation du prix du billet, la privatisation de la SNCF. Il y a une espèce de fierté de pouvoir rendre service à ceux qui prennent le train tous les jours. La privatisation en Angleterre a fait grimper le prix des billets. À Londres, le pass navigo est à plus de 300 euros. Ça, ça va toucher davantage les secteurs populaires, les travailleurs, si les prix augmentent ça va être compliqué pour tous. Pour nous, on veut pas être les cheminots en grève, on veut créer une convergence avec tous les autres secteurs : il y a les travailleurs de Carrefour, ceux de l’énergie, d’Air France etc. Toutes les mobilisations qui peuvent agréger les colères face au politique qui veulent nous faire payer les pots cassés. »

Quel est le message que tu souhaites faire passer par rapport à ce que disent les médias ?

« Il y a une analyse à faire, le « cheminot-bashing » que le gouvernement voulait faire passer, Pepy (Président de la SNCF) malgré le fait qu’il veut faire se passer pour celui qui se soucie des usagers est bien content de ses +400 000 euros par an de salaire. Nous, on le considère pas comme un cheminot. Il est du côté de ceux qui font du « cheminot-bashing ». Malgré toute cette propagande, ce matraquage médiatique, de la même manière que les cheminots ont compris qu’ils se battaient pas pour les privilèges, les gens aussi le comprennent. C’est dans les transports publics qu’on va au travail tous les jours. On pourra pas gagner tout seul, il faut chercher la convergence avec d’autres luttes. Derrière, c’est important qu’on gagne pour qu’eux aussi gagnent. Le gouvernement doit être affaibli et moins en force pour faire passer toutes les attaques. »


 

Avec Anne-Sophie Pelletier

Crédit : Cyrille Choupas

Qui es-tu ?

« Je suis Anne-Sophie Pelletier, la porte parole des ex-grévistes des opalines de Foucherans dans le Jura à l’est de la France. »

Mener un mouvement gréviste, comment cela se passait ?

« C’est une école de la vie la grève, on se bat pas pour soi, on se bat pour un collectif, notre collectif c’est les personnes âgées avant nous-mêmes. On a lutté pour la prise en charge de nos aînés dans les EHPAD et ça c’est important car il ne faut pas oublier que nos aînés sont notre patrimoine commun. Si les états, les oublient, ça devient grave, dans les 20 ans qui vont venir le nombre de personne âgées va augmenter de façon exponentielle… On manque de personnel dans nos EHPAD. Si on met pas des politiques par anticipation dans les années à venir, il y aura plus d’accidents de travail etc, on mesure l’état d’une civilisation dans sa prise de ses aînés, de ses malades, de ses blessés.

Notre civilisation qu’est-ce qu’on veut en faire ? Qu’elle meurt ou qu’elle émerge ? Qu’on la change et qu’il y a une convergence des luttes ? Notre avenir c’est l’avenir de nos enfants, et c’est eux qui vont changer les choses. Les soignants demandent de faire leur travail correctement, il faut continuer à se battre, la lutte de Foucherans est victorieuse, on parle des EHPAD, il y a eu une prise de conscience collective et nationale. »

Comment avez-vous tenu plus de 117 jours ?

« On a tenu parce qu’on a eu une solidarité citoyenne magique. On a eu les familles qui nous ont soutenues, ces femmes qui ont réagi à l’instinct de survie… En étant soutenues, on a pu tenir. Par ces soignants, ces familles, ces aînés etc. »

Ton ressenti sur votre victoire ?

« Oui on a obtenu gain de cause. On n’a pas obtenu la revalorisation sur les primes du dimanche, salaires mais financièrement, c’était pas la priorité. La revendication salariale passe en dernier, on demandait surtout du personnel. Et sur cette victoire, je n’ai pas de mots, ce n’est pas de la magie, c’est exceptionnel. »


Enfin la soirée s’est clôturée avec le repas concocté par le Collectif Place des Fêtes en soutien au collectif La Vérité pour Adama dans un cadre convivial et amical.

 

 




#Quizz : YOAN vs HIND !

#QUIZ #YOANvsHIND
10 questions de culture générale, 2 candidats, à chaque bonne reponse un exercice physique ou un gage pour l’adversaire, c’est ça Urban Street Quiz.

Pour cette première, c’est Hind Ayadi qui affronte Yoan Youssef Diego Chalal

#JUL #CelineDion

PS: un conseil, ne ratez aucun morceau jusqu’à la fin pour le bonus

https://www.facebook.com/urbanstreetreporters/videos/1012703985544831/




UN HIVER AU QUARTIER #LAMUETTE #2018

 Qui dit hiver dit froid, qui dit froid dit neige, et qui dit neige dit euphorie. D’ailleurs, cet hiver a été très rude ! Mais ce n’est pas si mal que ça, le quartier a pu se recouvrir de son plus beau manteau d’hiver !

❄️



Petit retour en arrière sur cette période de grand froid…



 

Mercredi = temps de pause donc enjaillement total dans la neige.

 

 

Au quartier quand la neige s’invite, tout le monde est content. On ne parvient même plus à distinguer l’adulte de l’enfant, il n’y a pas d’âge pour s’amuser, même les parents s’y mettent et replongent en enfance…

Limite on se dit bonjour en se lançant des boules de neige ! 

 

Même les pigeons sont de la partie !

Mais pas de bataille pour eux, juste chercher de quoi picorer.

 

Le rire mélodique des enfants résonne dans ce silence hivernal, ça crie et ça court dans tous les sens comme dans une cour de récré.

 

Et bien sûr ! Qui dit neige dit aussi naissance de notre gars sûr : le bonhomme de neige.

 

Tout le monde y participe et une fois qu’il est « on fleek » on tape la pause pour frimer.

 

 

Lors de cet épisode neigeux, les plus grands rembobinent la cassette de leur enfance. Souvenirs pour certains, instant présent pour d’autres…

 

Chaque hiver c’est l’occasion pour notre jardin de se refaire une beauté, pour notre plus grand plaisir et celui des habitants.

Si ce n’est pas de l’amour ça !

 

Patinoire au coeur de la cité : « un nouveau moyen de transport » pour se rendre à l’école ou au travail tout en s’amusant, toujours les doigts croisés pour espérer ne pas tomber devant ses potes.

Par contre on n’est jamais à l’abri de bobos ou d’un p’tit coup de froid, voilà pourquoi nos mamans ont toujours l’œil attentif pour venir nous soulager.

Ouais la neige c’est cool mais ça fait mal !

 

Après cette belle journée, on rentre enfin au chaud tous trempés pour faire sécher nos chaussures et débattre sur la personne qui a reçu le plus de boules de neige !

 

Pour l’occasion, l’appareil photo n’est jamais très loin chez Urban Street Reporters pour immortaliser ces beaux moments…

Nous sommes bien plus que des amis mais une famille. Eh mercééé le sang !

👨‍👩‍👧‍👦❄️😍☃️❤️

 



 

 




FACE TO FACE x INÈS #GHETT’UP

À l’heure où avoir plusieurs identités interroge, Inès a utilisé ses traits de caractère comme une richesse, ce qui l’a amené à fonder GHETT’UP. Une association qui revalorise les quartiers populaires et ses habitants à travers plusieurs programmes dont Inès nous a détaillé le fonctionnement. Cette interview est non seulement la découverte d’un projet utile qui contribue à briser les barrières, mais aussi la parole d’une jeune française de 26 ans qui essaye de faire bouger les choses à son échelle. 💪🏽🚀

Ps : On a glissé une petite surprise pour Inès dans cette vidéo 😁, on vous laisse deviner ce que c’est.
Indice : c’est dans les 10 dernières minutes 🙄.

https://www.facebook.com/urbanstreetreporters/videos/988781561270407/