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Life is Patience, tel est le mot d’ordre du styliste atypique Mahdi El Filali. Ce jeune créateur a su allier le chic parisien à l’artisanat oriental pour faire de ses créations des pièces à la fois tendance et unique. Bienvenue dans le monde féerique de Madey.


Peux-tu te présenter en quelques mots ?

 

PHOTO: CLEM ARTI PHOTOGRAPHY
PHOTO: CLEM ARTI PHOTOGRAPHY

Je m’appelle Mahdi EL FILALI, j’ai 29 ans et je viens de Montpellier. Je suis arrivé à Paris en 2008 pour intégrer une école de mode, afin de suivre une formation de styliste modéliste que j’ai terminée en 2011.

En quelle année as-tu commencé ta carrière ?

Pendant ma formation, j’étais en contrat avec une petite maison de couture. Ensuite, en 2011, je me suis concentré sur mon projet professionnel.

 

D’où vient cette passion pour la mode ?

Ça a commencé à 18 ans au lycée. Je voyais que tout le monde s’habiller de la même manière : jean-veste en cuir. J’ai voulu me différencier des autres. J’ai commencé à customiser mes propres vêtements, des pantalons ou des sacs. Et un jour, une fille de ma classe m’a dit « Pourquoi tu ne deviens pas styliste ? ». Et c’est à ce moment que j’ai eu l’idée de me lancer dedans.

Comment tes proches ont-ils réagi à ton projet professionnel ?

Ils m’ont encouragé car j’ai quitté jeune le cocon familial. Ce n’est pas un métier facile, donc sans eux j’aurai pu me sentir délaissé. Et puis, ce n’est pas une profession commune.

Comment décrirais-tu le monde de la mode aujourd’hui ?

Avec mon regard, le domaine est vaste et on peut s’enrichir dedans, mais il ne faut pas avoir peur. Il faut arriver avec sa touche personnelle.

Quelles sont les qualités pour devenir un bon styliste ?

La patience et la persévérance. Il faut arriver avec ses idées mais aussi avec un but précis.

Quel est ton univers vestimentaire ?
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Mon univers tourne autour de ma personnalité, mais pas seulement, il y a aussi les autres car sans eux je ne suis personne. Pour résumer, ma marque « Madey » tourne autour de valeurs.

Tes sources d’inspirations ?


Je regarde partout, tout peut m’inspirer. Sinon, je fais attention à la tendance mais globalement, je pioche mes idées dans la littérature, la poésie et le cinéma.

La chose dont tu es le plus fier durant ta carrière ?

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Deux vestes brodées que j’ai confectionnées en Maroc en 2 mois selon des méthodes anciennes.

Dans quel état es-tu lors d’un défilé ? Stressé ou pas ?

Je suis stressé quand je ne gère pas tout mais sinon j’ai confiance en mes mannequins et après je laisse le destin faire.

Comment décrirais-tu ton travail ?

Je travaille seul par choix. Quand on manque de budget, on doit trouver des alternatives. Et par exemple, ça m’a permis de toucher à la photo. 

Comment choisis-tu tes modèles ?

Je les choisis au feeling. La plupart des modèles avec qui je travaille ne sont pas forcément professionnel. Elles ont une beauté naturelle qui me plaît. Ce qui m’intéresse, c’est la relation que j’ai avec elles en amont.

Pourquoi Madey ?

C’est une recherche stratégique : comment choisir un nom qui soit doux, agréable et facile à retenir.

Toi qui vient du sud de la France, la mode est-elle la même en province et à Paris ?

Pas du tout. Paris est à des années lumières de la province. Car c’est la capitale de la mode.

Ou peut-on retrouver tes créations ?

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Je suis disponible sur les réseaux sociaux. 

Quel est le créateur auquel tu t’identifies ?

Source photos : nymag.com / Lay out : Mademoiselle Le K

Alexandre Matthieu, un créateur pour les vêtements hommes. Ou sinon la marque Balmain et (Djai art) ?

La notoriété est-elle un gage de réussite dans ce milieu ?

Oui forcément, car plus on est visible plus il y aura de retours. Même si je ne suis pas d’accord avec ça.

Avais-tu d’autres projets professionnels étant plus jeune ?

Plus jeune, je ne savais pas vraiment où aller. Je me suis intéressé à l’électro technique. Voilà, aujourd’hui, je suis dans le vêtement mais je ne m’arrête pas là.

Un conseil à donner pour aux jeunes qui veulent se lancer dans la mode ?

Il faut savoir qu’il est très compliqué de se lancer dedans car il y a beaucoup de monde. Il faut être original mais en étant responsable.

 


QUESTIONS FUN

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Le vêtement que tu ne porteras jamais ?

Un vêtement qui ne me ressemble pas même s’il est à la mode.

Une création que tu n’assumes pas ?

Celle que je ne porterai pas, c’est celle avec des couleurs flashy. Car mannequin, on juge par rapport à ce que l’on porte.

As-tu déjà maté une de tes mannequins pendant un défilé ?

Je reste un homme (rires) mais il faut respecter les modèles, je suis dans un cadre professionnel donc je fais très vite abstraction de tout ça.

Que penses-tu du phénomène de la « sapologie » ?

Comme tu l’as dit, c’est un phénomène et ça passe. Je pense qu’il y en aura d’autres.

Peut-on s’habiller bien avec peu d’argent ?

Oui. Ce que je prône, c’est le respect de son budget et de soi-même. Il ne faut pas rentrer dans un moule. Il faut se débrouiller avec ce qu’on a.

Quelle personnalité rêves-tu d’habiller ?

Vous tous ! Habiller les stars ne m’intéresse pas. (on a hâte de porter du Madey)

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Vous pouvez retrouver l’ensemble des créations de Mahdi EL FILALI
sur les réseaux sociaux : 

https://www.instagram.com/madey_paris/

https://www.facebook.com/Madey-272460379520842/?fref=ts

 

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