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Expression, échange, liberté sont les devises de la chef culinaire Nari Moon. Entre chorégraphie et spécialité cubaine, cette ex-danseuse professionnelle s’est dévoilée à nos jeunes reporters. 

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Nari, qui est le diminutif de Nariman. J’ai 33 ans, ma mère est algérienne et mon père cubain. Avant de faire de la cuisine, j’ai été danseuse professionnelle. J’ai passé mon CAP de cuisine il y a 4 ans. Je suis maintenant traiteur et chef à domicile.

À quel âge as-tu commencé la cuisine ?

Depuis que je suis toute petite avec mes proches.

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans la cuisine ?

Pouvoir manger tous le temps (rires). Je suis très gourmande !

Tu as des origines cubaine et algérienne. Cela t’influence-t-il dans le choix de tes plats ?

Oui, énormément. Je travaille avec les techniques françaises et je crée des plats qui permettent de voyager du Maghreb à l’Asie.

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Picadillo a la habenera, un plat cubain préparé par Nari et nos jeunes.

Tes parents t’ont-ils transmis cette passion pour la cuisine ?

J’appartiens à une famille dans laquelle les femmes cuisinent beaucoup. Du coup, j’étais dans la cuisine avec elles et j’avais le droit d’éplucher les légumes et aussi de mettre les doigts dans les assiettes pour goûter (rires).

Le chef qui t’a inspiré ?

Ma grand-mère.

Un mot sur le décès de Jean-Pierre Coff ?

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Une perte pour la cuisine française, c’était un grand défenseur de la « bonne bouffe » et des produits d’exception. C’est un Monsieur qui a marqué ma jeunesse, il nous a laissés beaucoup de bons conseils. Sa mémoire perdurera.

Le milieu de la cuisine est-il si difficile que l’on prétend ?

En fait, il est encore plus compliqué (rires). Surtout dans ma situation, lorsqu’on est en reconversion en plus d’être une femme dans un milieu à 90 % masculin. Il faut faire preuve de beaucoup de sang froid et rester calme.

Il y a un engouement concernant les émissions de cuisine, que penses-tu de ce phénomène ?

Je trouve que c’est une bonne chose, car cela donne au téléspectateur l’envie de cuisiner et non pas d’acheter simplement une pizza. Les gens apprennent à redécouvrir des produits et la nourriture saine.

Tu as débuté en tant que danseuse, puis tu t’es lancé dans la cuisine et demain ?

J’aimerai ouvrir un restaurant dans lequel l’on pourra danser tous ensemble (rires) ! Et aussi réussir le casting  de « Top Chef »

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Après un bon repas, nous avons eu le droit à un cours de danse avec Nari dans notre jardin.

Tu as débuté en tant que danseuse, puis tu t’es lancé dans la cuisine et demain ?

J’aimerai ouvrir un restaurant dans lequel l’on pourra danser tous ensemble (rires) ! Et aussi réussir le casting  de « Top Chef »

Au-delà de tes talents culinaires, tu es aussi une femme engagée. Comment arrives-tu à concilier le tout ?

Pour moi, la base de tout, c’est le partage. Que ce soit dans ma vie professionnelle ou personnelle, c’est ma façon d’être.

Nari n’a pas hésité à prendre le rôle de Mère Noël à l’occasion de la fête associative des familles.

Comment fait-on pour déguster du « Nari » ?

Je suis sur Instagram « chef_nari » (lien) et Facebook « Chef Nari » (lien). Mon site internet est en cours de réalisation actuellement

Quels conseils pour les jeunes qui souhaitent devenir cuisiniers ?

Il faut qu’ils soient passionnés, car ce métier est dur, physiquement et moralement. Il faut aussi beaucoup d’humilité, de volonté et de courage.

Enfant, quel est le plat que tu détestais ?

La garantita, c’est une tarte au pois chiche qui vient d’Algérie.

Ton plus grand fiasco culinaire ?

Une fois, je devais préparer un buffet pour 40 personnes et j’ai tout fait brûler. J’ai dû refaire tout en peu de temps et ce n’était vraiment pas top.

Plutôt sandwich grec ou restaurant gastronomique ?

Restaurant gastronomique quand j’ai les moyens (rires). J’évite la nourriture industrielle, car on ne sait pas vraiment  ce qu’il y a dedans. Mes conseils : mangez des produits frais et prenez le temps de cuisiner.

L’endroit le plus improbable dans lequel tu as cuisiné ?

C’était avec Norbert, l’animateur télé, on devait cuisiner chez Mercédès. C’était un concours fait pour les salariés. Il y avait pleins de voitures de collection, c’était très marrant.

Four traditionnel ou four à micro-ondes ?

Four traditionnel, car le micro-onde envoie des ondes dans la nourriture et élimine les vitamines dedans.

Ton plat préféré ?

Le gigot d’agneau.

Avec quel plat fais-tu fondre ton amoureux ?

De la joues de bœuf confite.

En tant que fin gourmet, est-ce difficile de garder la ligne ?

Ce n’est pas évident effectivement, mais quand on travaille en cuisine on soulève 200 fois son poids par jour, donc on perd très vite.

Si on te demandait de faire un choix entre la cuisine et la danse ?

La cuisine sans hésiter ! Car pour la danse, il faut être mince. (rires)

Récemment tu as cuisiné avec Bradley Cooper, pas trop troublée ?

C’est vrai que je n’ai jamais pané des poissons de manière aussi agréable (rires).

La personnalité pour laquelle tu aimerais cuisiner ?

Beyoncé. Je sais qu’elle apprécie la gastronomie française. Elle a d’ailleurs un chef à domicile et j’aimerais bien être à sa place.

Quel restaurant pourrais-tu nous conseiller ?

Le Lao Siam, rue de Belleville dans le 19e arrondissement de Paris, qui sert de la cuisine laotienne et thaïlandaise et l’on mange bien.

Un  plat simple et sain que tu nous recommandes ?

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Un couscous, c’est un plat réconfortant (rires)

Qui cuisine à la maison ?

C’est moi bien sûr, je n’ai pas le choix.

Un gourmand devient-il un bon cuisinier ?

Oui, car il faut pouvoir goûter à tout afin de tester plusieurs choses.

Ta fille savoure-t-elle tes plats ?

Oui, elle est déjà très gourmande à seulement 1 an. Mais, comme on dit, les chiens ne font pas des chats (rires).

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

Top-Chef

Réussir le casting de « Top Chef » et pouvoir partager ma cuisine avec les gens pendant de nombreuses années.

 


 

Le passage de la chef Nari dans les locaux d’Urban Street Reporters, dans la joie et la bonne humeur. 

 

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