ENTRAÎNEMENT DE BOXE CHEZ COSPOLITE #BOXE

Vous l’attendiez impatiemment ? On vous présente la vidéo de la séance d’entraînement d’Urban Street Reporters avec le champion IBF Howard Cubano dans son club de boxe (Cospolite) à Louvres. Cette séance à laquelle ont participé Hind Ayadi et Ibrahim Ben Saïd Camara s’est soldée par un combat entre ce dernier et Sofia (ex-boxeuse).

Une vidéo à ne pas rater de bout en bout et un combat qui fût très très drôle à ne pas manquer !

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AU COEUR DU CECIFOOT x YANN IVANN #handisport

Avec Yann Ivann Dogbo nous sommes partis à la découverte du Cécifoot dans les installations du club de l’AVH (Association Valentin Haüy) à Paris. Un handifoot pratiqué par les malvoyants – non voyants encore méconnu du grand public comme beaucoup d’autres handisports. Dans cet entretien inédit, Yann nous parle du football, ce sport qu’il aime tant, de son parcours d’étudiant en droit, mais aussi de la sensibilisation au handicap. Un reportage vidéo sur une pratique sportive et un homme à ne pas rater.

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LE DILEMME #ALGÉRIEN

On le sait tous Boudour Abdellah est un fervent défenseur des footballeurs algériens (ou d’origine) où qu’ils soient. Alors nous lui avons demandé de choisir entre certains joueurs.

PS: vous ne devez surtout pas rater le dernier dilemme

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Mamadou : FACE TO FACE

Véritable globe-trotteur dans sa carrière de footballeur, Mamadou Diakite est également un artiste à part entière. Compositeur, chanteur et interprète, Mam’s DK est également très proche du label WATI-B. Au-delà de son côté sportif et artistique, l’international malien est un citoyen très engagé. Un des aboutissements de cet engagement, est certainement la création de son association « GIVE DREAM » dont il nous a égalelemnt parlé. Dans un entretien sans langue de bois, le natif de Rosny-sous-Bois a répondu aux questions de nos reporters. C’est une exclusivité et c’est dans FACE TO FACE !

https://www.facebook.com/urbanstreetreporters/videos/692168780931688/




L’euro au quartier

Durant l’ensemble de la compétition nos jeunes gargeois ont vécu pleinement l’EURO de football organisé en France cet été. Malgré le fait que la plupart d’entre eux n’avait pas les moyens d’assister directement aux rencontres, la joie, les sourires et la bonne humeur étaient présents afin de supporter les bleus dans cette aventure. Nous avons souhaité immortaliser ce moment sous le regard attentif du photographe colombien Camilo Léon. 


 




Cecel : FACE TO FACE

AUJOURD’HUI, NOUS AVONS REÇU LA VISITE DE CECEL, UN JEUNE GARGEOIS QUI A LE MÉRITE DE RASSEMBLER LES DIFFÉRENTS QUARTIERS DE LA VILLE AUTOUR DE SA PASSION, LA MOTO. NOUS VOUS PROPOSONS DE LE DÉCOUVRIR DANS LE CÉLÈBRE « UNE QUESTION, UN MOT »




Opération coup de poing avec Howard CUBANO

Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Animateur dans le secteur de la jeunesse, Howard s’exprime aussi bien par les mots qu’avec les poings. Entretien et initiation à la boxe avec un type qui a le coeur sur la main. 


Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Howard Cospolite. J’ai 33 ans, j’habite à Garges-lès-Gonesse et je suis boxeur professionnel.

Quel est ton niveau d’étude ?

J’ai un bac pro, ce qui m’a directement permis de travailler.

Quelle est l’origine de ta passion pour la boxe ?

Comme je me bagarrais beaucoup étant plus jeune, je me suis dit autant faire un sport qui puisse canaliser toute mon énergie.

quel type de boxe pratiques-tu ?

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Actuellement, je pratique de la boxe anglaise.

tu as commencé la boxe à l’age de 24 ans. pourquoi aussi tardivement ?

J’ai commencé tardivement parce qu’auparavant je faisais du basket que j’ai arrêté de pratiquer à 20 ans. Le fait de plus pratiquer de sport m’a poussé à traîner plus que d’habitude, donc à récolter plus de problème. La boxe m’attirait depuis un bon moment, donc, un jour, je me suis décidé à aller dans la salle de boxe de Garges-lès-Gonesse avec comme entraîneur le bon vieux Hachmi.

En quelle année es-tu passé professionnel ?

En 2010, auparavant j’ai boxé 4 ans en amateur.

Tu es boxeur professionnel, à coté de cela tu es animateur depuis plusieurs années. L’animation est-elle un métier alimentaire ou une passion ?

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L’animation, c’est une passion avant tout.

si on te demande de choisir entre la boxe et l’animation, quel serait ton choix ?

Très dur de faire un choix car les deux m’apportent une certaine stabilité. Par contre, tout peut s’arrêter du jour au lendemain à la boxe, alors qu’il y a moins de risques que cela se produise au travail.

Quel championnat as-tu disputé ?

Champion de France Neo pro, le Champion du tournoi de France, Champion de la coupe de la ligue. L’année prochaine, je dispute le championnat de France, voire plus, c’est en discussion.

Ton meilleur et pire souvenir de carrière ?

À chaque fois que je remporte un combat, c’est un excellent moment. Je n’ai pas de mauvais souvenir pour le moment.

Quel regard portes-tu sur la boxe féminine ?

Je ne regarde pas les combats féminins. Je sais quand même qu’on a de bonnes boxeuses en France. Je trouve que c’est bien que les femmes s’intéressent à la boxe, même en loisir.

As-tu déjà boxé avec une fille ?

À l’entraînement oui, mais jamais en combat officiel !

Les avantages d’être un boxeur ?

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J’ai pris confiance en moi et les petites embrouilles ne m’intéressent plus, la boxe me permet donc vraiment de canaliser mon énergie.

Quelles qualités faut-il avoir pour devenir un bon boxeur ?

Il faut être calme, pas fainéant et ne pas avoir peur de souffrir.

Ton boxeur favori ?

Il y a Félix Trinidad et Roy Jones Jr.

Que penses-tu du niveau de la boxe aujourd’hui ?

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En France, en termes de performance, il y a de très bons boxeurs mais en ce qui concerne l’organisation, on peut mieux faire. J’ai travaillé à l’étranger et ça n’a rien à voir !

aujourd’hui, peut-on vivre convenablement UNIQUEMENT avec la boxe ?

En France, on ne peut pas vivre juste de la boxe.

Un conseil à donner pour des jeunes apprentis boxeurs ?

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Travailler, ne pas baisser les bras, même si le monde de la boxe n’est pas tout rose

Ta plus grosse raclée ?

Ça ne m’est pas encore arrivé (rires).

ton fils te suit sur les ENTRAÎNEMENTS et les matchs, envisagerais-tu qu’il prenne ta SUCCESSION ? Ne crains-tu pas qu’il se fasse amocher ?

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(Rires) Je suis son modèle, il aime la boxe donc je l’entraîne et le ramène dans les salles. Pour l’instant, il pratique l’athlétisme et le foot. Plus tard, s’il choisit la boxe, je ne lui interdirai pas. Bien sûr que je vais craindre qu’il se fasse amocher, comme tout parent qui se respecte.

As-tu déjà utilisé la boxe dans la rue ?

Non, tant mieux pour moi et pour l’autre aussi (rires).

As-tu eu peur un jour sur le ring ?

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Non je n’ai peur de personne, ce sont juste des hommes avec deux bras, deux jambes, une tête. On monte sur le ring et on se bat !

On a tous en tête la saga de Rocky Balboa. Ce film avec Sylvester Stallone t’a-t-il inspiré pour devenir boxeur ? As-tu vu le spin-off « Creed: l’héritage de Rocky Balboa » ?

J’ai regardé Rocky I et II ensuite j’ai décroché (rires). Non, ce film ne m’a pas inspiré. C’est mon côté bagarreur et les épreuves de ma vie qui m’ont donné envie de m’exprimer entre 4 cordes.

Je n’ai pas de modèle dans la boxe, je désire juste aller le plus loin possible et être le modèle pour mon fils et d’autres jeunes. Oui j’ai regardé « Creed » ET au cinéma ! (rires). C’est un très bon film : il représente bien le noble art, d’ailleurs je me suis vraiment senti consterner dans certaines scènes.

Pour terminer, que peut-on te souhaiter ?

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Tout simplement, de finir ma carrière en bonne santé tout en boxant pour un titre dans ma ville (Garges-lès-Gonesse).


 

Nos jeunes ont été initié à la boxe par Cubano-sensei (« maître » en japonais) : de la sueur, des efforts et des fou-rires. 

(Photos ©Urban Street Reporters by INGRID Floriane.)

 




Rencontre avec le footballeur Wassim NAAMANE

En guise de première rencontre, nos jeunes rédacteurs ont eu l’opportunité de rencontrer un footballeur en fin de carrière. Celui-ci a récemment lancé Nestelnek.com, le premier site de rencontre 100% maghrébin.

Retour sur un personnage qui prouve une fois de plus, que certains joueurs savent se reconvertir après une carrière sur les rectangles verts.


Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Wassim Naamane, ancien footballeur professionnel. J’ai 34 ans.


L’avant carrière


 

Comment est née ta passion pour le football ?

J’ai commencé à l’âge de 5 ans et depuis je suis tombé amoureux de ce sport.

Quel club supportes-tu depuis gamin ?

Le PSG

Quel est ton parcours scolaire ?

J’ai fais un BEP comptabilité. Dans le centre de formation à Ajaccio où j’étais il n’y avait que ce genre de formation scolaire. J’ai dû prendre cette voie de garage.


 

La carrière


 

Raconte-nous ton intrusion dans le monde du football professionnel ?

Je dois tout à John Bico (ex-agent d’Eden Hazard). Il m’a tendu la main dans les moments difficiles.

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John Bico (Source: DH.be)

Un homme qui t’as marqué dans ta carrière ?

Diego Maradona : il avait le meilleur pied gauche au monde.

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La légende argentine Diego Maradona, alias El Pibe De Oro.

Quels sont les avantages d’être footballeur ?

Il y a pleins d’avantages comme par exemple le matin au lieu de se lever pour aller au travail, tu vas courir derrière un ballon avec tes amis et en plus tu es payé.

Pourquoi es tu parti jouer en Tunisie ?

Je suis d’origine tunisienne, après ma formation au Paric FC j’étais dans des formations comme Pau (National). Des grandes équipes en Tunisie m’ont sollicité, j’ai pris cela comme une opportunité à saisir. J’ai également joué dans des clubs du Moyen Orient. Quand je regarde mon parcours j’en suis fier.

Ta carrière s’est t-elle basée sur le coté sportif ou le financier ?

Je suis un mec qui aime le challenge. Mais on ne va pas être hypocrite l’argent c’est important surtout quand ont vieilli notre vision des choses change. (rires)

Quel fût le rôle de tes parents dans tes choix sportifs ?

Ils ont été extraordinaires, ils m’ont soutenu et c’est grâce à eux que j’ai signé mon premier contrat pro à 20 ans.

Le fait d’être footballeur améliore vraiment les relations avec les femmes ?

Bien-sûr (rires) tout ce qui attire la lumière plaît. Que ce soit chez les garçons comme chez les filles.

Quel est ton plus beau souvenir durant ta carrière ?

C’était à Clairefontaine (Institut national du football français) en U17 nationaux. J’étais remplaçant car on m’avait sanctionné. Nous étions entrain de perdre 2-0 à la mi-temps. Et mes coéquipiers ont insisté auprès du coach pour me faire entrer sur le terrain. J’ai fait mon apparition après la pause et j’ai inscrit un triplé, ce qui a permis à mon équipe de gagner 3-2.

Ton pire souvenir ?

Ce n’est pas forcément quelque chose de négatif. C’était avec mon père en 1/2 finale de Coupe de Tunisie. Lorsqu’il a vu que j’allais tirer un penalty, il a sauté la barrière de sécurité pour m’encourager.


L’après-carrière


 

Pourquoi avoir arrêté ta carrière ?

Je l’ai arrêté trois fois dont une fois pour blessure et l’autre fois pour des soucis familiaux. Quand tu es loin de tes proches c’est compliqué à gérer. Mais peut être que je vais reprendre malgré mon âgé j’irais avec les retraités (rires).

Qu’as tu fait après le football ?

J’ai fais beaucoup de choses. Dans la musique, j’ai ouvert un label étant donné que je suis du 94 où il y a beaucoup de rappeurs. Au niveau social je me suis investi dans le milieu associatif avec les « Grands Cœurs » (projet réalisé en Tunisie à l’instar des Restos du Coeur). Aujourd’hui je suis dans le monde des affaires avec mon site de rencontre Nestanek.com. Il s’agit du premier site de ce genre au Maghreb.

Ta vision du football d’aujourd’hui ?

C’est plus facile d’être professionnel avec la multitude de clubs notamment en Europe de l’Est. Les équipes font plus confiance aux jeunes talents. Avant quand on était en sport -étude, peu de gens signaient des contrats.

Quel est ton regard vis-à-vis du football féminin ?

Il est positif. Pour moi il y a aucune distinction entre les hommes et les femmes.


Société banlieue


 

Que penses-tu de l’affaire Aurier ?

C’est une histoire de fiotte (rires). A mon époque on avait un certain respect pour nos aînés. Encore aujourd’hui j’appelle mon entraîneur : coach. Personnellement quand j ‘étais face à un grand de mon quartier, je n’osais pas le regarder dans les yeux par peur de prendre une « gifle ». Cette nouvelle génération se permet certaines choses alors qu’ils ne sont pas encore mâtures.

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L’international ivoirien, au centre d’une polémique lié son intervention musclée via l’application Périscope.

Quel regard portes-tu sur la banlieue ?

Positif. J’ai grandi dans le 94 (Val de Marne). Je pense que le sport nous a sauvé. Quand je vois certains gars qui sont aujourd’hui en Ligue 1, ça fait plaisir.

La banlieue c’est une force, il ne faut pas l’oublier. C’est dommage que nos jeunes n’aient pas assez confiance en leurs capacités. Lorsqu’on vit dans une chambre pour cinq, la détermination vient plus facilement par rapport à une personne plus aisée. La banlieue c’est un bon lieu !

Quels conseils peux-tu donner aux jeunes qui rêvent de devenir footballeur ?

Ce que je conseille aux jeunes c’est n’ayez pas peur, battez-vous ! Et surtout entourez-vous bien, c’est la base. Pour réussir il n’y a pas de miracle, il faut travailler. Surtout faire attention à l’hygiène de vie : ta nutrition, tes fréquentations et même les femmes.

Un mot sur le thème du harcèlement ?

Il faut absolument en parler à ses proches. Éviter l’isolement, se battre.

Que penses tu de notre projet Urban Street Reporters ?

C’est lourd ! Ça met en avant beaucoup de jeunes, c’est bien. A notre époque on avait pas tout ça. Il y en a beaucoup de ma génération qui ont mal fini car on était pas assez guidés.


 

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Questions fun pour un footballeur fun!


As-tu déjà jonglé avec un chewing-gum ?

Non mais je l’ai fait avec une balle de tennis, de ping-pong.

As-tu déjà effectué un match avec un ballon improbable ?

Bien-sur, j’ai notamment joué avec des chaussettes ou du scotch qu’on a assemblé pour en faire un ballon.

As-tu déjà volé un ballon ?

Non jamais, par contre j’en ai trouvé !

As-tu déjà joué avec des filles ?

Oui pour les draguer (rires)

Bon ou mauvais perdant ?

Non je suis un bon joueur. Certes je n’aime pas perdre mais si mon camarade rate une passe c’est pas grave, ça arrive à tout le monde.